L’AFOCG Aveyron c’est
-
En histoire ....

L'AFOCG Aveyron a été créée en 1983, sur le Larzac (Sud Aveyron), par les agriculteurs, pour les agriculteurs.
Les premiers adhérents nous racontent :
"C’était dans les années 80. A cette époque là, on travaillait dur dans des fermes ou tout était à construire. Souvent, pour que ça coute moins cher, on faisait nous même la saisie de notre comptabilité. C’étaient surtout les femmes qui le faisaient, car c’était elles qui s’occupaient des papiers, de la gestion.
Pour cela, on se retrouvait, à l’office de gestion où on nous expliquait comment faire pour saisir mais pas vraiment à quoi cela menait. On ne comprenait pas bien ce qu’on faisait ni à quoi cela servait. Et nous, on voulait savoir, on voulait comprendre, on voulait reprendre en main la gestion de nos fermes…
Alors, un soir de 1983, on s’est réunis avec Alice et puis d’autres et on a décidé de créer, comme certains l’avaient déjà fait en France, une Afocg ! Au départ, on se retrouvait rue Glossop à Millau, au centre d’initiative rurale, anciennement Larzac Université. Après les premiers groupes Afocg se sont formés ..
Au début, du coup, certains ne savaient pas bien pourquoi ils étaient là, mais au final … y avait Jean Marc, Ben, Jean Emile, Francine, Marie José… Puis une animatrice du Limousin s'est déplacée pour former quelques agriculteurs et puis après, les animateurs c’était nous, les paysans et les paysannes … on partait, 2 ou 3 jours à Toulouse, château Bruguière ou à Paris pour se former et retransmettre aux autres. Au final c’était aussi l’occasion pour nous, de laisser les enfants, de quitter la maison, de prendre l’air et de de souffler un peu !
Il y avait 2 groupes, un au Sud, un à Rodez. Au sud, on se retrouvait, au foyer jeune travailleur puis chez les uns, chez les autres, parfois au gîte de Montredon… C’était une fois par mois et pas question de louper cette journée ! c’était important ! C’était un boulot en plus, on préparait le soir avant d’aller voir les copains. On avait des grands cahiers sur lesquels on tenait la comptabilité à la main. Et la gestion, on la faisait en même temps… avec une calculatrice, un crayon, on calculait nos marges !
Ben nous expliquait ce qu’était un bilan, un compte de résultat … et ce qu’il savait faire, c’était dessiner ... alors, il nous faisait des croquis de brebis, bergerie, tracteurs … c était sa pédagogie à lui. On désacralisait la compta, c’était à la portée de tous.
Et enfin, on comprenait ! on savait lire un bilan, un compte de résultat et on gérait. La compta, on la faisait d’abord pour l’analyser.
Surtout, on tenait des plans de trésorerie précis. C’était utile car on n’avait pas d’argent, on avait pas un sou ! Il fallait gérer au plus près ! Financièrement, on était tous fauchés. On avait des emprunts, tout était précaire, les maisons en ruine, des conditions difficiles. Les taux d’intérêt à 12%...
D’ailleurs, au début, j’étais à genou devant les banquiers, puis après, ils étaient étonnés, ça les impressionnait de voir que je gérais, ils changeaient de regard …
Après avec l’arrivée de l’informatique, c’était plus pareil ! On était concentré que sur ça, l’informatique, ça a pris toute la place .. Au début, c’étaient des ordinateurs qui n’avaient même pas de souris .. puis après certains avait acheté à 3 un ordinateur : il était pas portable, mais transportable ! C’était en 1988. Un prof nous a expliqué les bases de l’informatique. Ben était le plus doué. On a fait ensemble plusieurs années d’apprentissage de l’informatique.
Il y avait Jean Marc ! il emmenait tous ses papiers dans une cagette, tout était entassé, il triait sur place. Alors on l’aidait. On s’entre aidait. On demandait au voisin. On avançait ensemble. En collectif ! Pas question de terminer tant que quelqu un n avait pas fini sa page.
j’ai été attirée par ce collectif .. jusqu’à devenir présidente de l’InterAfocg. Je suis partie en formation à Paris, au Pays basque, en Haute Garonne, … On avait des échanges avec toutes les Afocgs de France ! On voulait apprendre pour retransmettre aux autres et à ceux qui allaient nous rejoindre. Par exemple, on était allé en Gironde, dans le Bordelais, pour apprendre le réel, et eux, ils étaient venus chez nous pour voir comment on faisait la vente directe (à l’époque, c’était le début de la vente directe) .. L’Afocg, l’Avem, le GIE, c étaient des espaces collectifs.. ou au final, on était tous un peu copains. En fait, tout ça, c’était super riche ! Ca faisait de nous des gens riches de tous ces échanges, ce collectif …
On a pris un salarié, puis il y a eu des hauts et des bas, dans notre fonction d'employeur, dans notre trésorerie, dans l'association.... et à ce moment là heureusement qu'on a pu compter sur l'interafocg!
Puis on a embauché, en 2015, Noémie, et voilà qu’aujourd’hui, 40 ans plus tard, L'AFOCG 12 compte plus de 160 adhérents et 5 salariées, tous réunis avec cette même motivation, cette même envie de comprendre, de prendre en main vos fermes, qu’on ne vous dicte pas votre destin … et toute cette belle énergie !"
-
En Humains...
Actuellement, l'AFOCG 12 est géré par un Conseil d'Administration composé d'agriculteurs et d'agricultrices :
Nina MALIGNIER, Co-présidente
Tom LASINA, Co-président
Simon MESMIN - Co-président
Marie RIESENMAY - Co-présidente
Pascaline CHIRAT - Co-présidente
Marie EVRARD - Co-présidente
Clémentine LEVI - Co-présidente
Jean ARMENGAUD - Co-président
Benjamin HONORE - Co-président
Julie GIVAUDAN - Co-présidente
Pierre JACQUOT - Co-président

Nos adhérent.e.s en 2024 :
- 160 adhérents
- Plus de 80% en bio
- Plus de 90% en circuit court
- 66% en exploitation Individuelle ; 10 fermes au réel
- Les formations sont suivies par 54% de Femmes et 46% d'Homme

L'afocg c'est aussi 5 salariées.
Noémie arrivée en 2015, Cécile en 2021, Adeline en 2022 et Florie en 2023, Ingrid en 2024
Avec un peu d'humour, n'hésitez pas à jeter un oeil sur notre VIDEO de présentation de l'Afocg Aveyron : ICI